L’église, l’une des plus anciennes du diocèse d’Annecy et de Haute-Savoie – les archives font allusion à sa présence en 1083 – appartient à l’époque romano-byzantine.
Son abside en quart de sphère et les trois fenêtres étroites en plein cintre en sont la preuve évidente.
A la suite de travaux de construction, les fouilles archéologiques effectuées ces dernières années ont révélé une voie romaine et un alignement d’habitat gallo-romain à proximité de l’église.
Elle aurait été construite sur l’emplacement d’un ancien temple romain dédié à Mars.
Cette hypothèse semble confirmée par la découverte de deux inscriptions lapidaires : La première, trouvée en 1868 et exposée sur le parvis, pose problème quant à son interprétation.
La seconde, trouvée également à côté de l’église en 1870 est une dédicace à Mars, clairement identifiée par les chercheurs (elle est exposée au musée d’Annecy).
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On pénètre en l’église par un portail double abrité d’un auvent, sous le clocher-porche à voûte
cylindrique long de 5.20 m, large de 2.30 m et haut de 2.55 m.
Une double porte vitrée récente sépare cet espace.
La nef de 17.50 m de long sur 9.60 m de large et 7.80 m de hauteur est plafonnée depuis la restauration de 1966 en remplacement de l’ancienne forme voûtée.
Les anciens vitraux ont été remplacés en 1966 par des réalisations non figuratives, en verre éclaté aux tons clairs.
Cette église, flanquée de deux chapelles, lui donnent l’aspect d’une croix latine :
La sacristie qui prolonge la chapelle du Sud a été peinte de couleur claire lors de la restauration de 1966. Cette opération a caché sous un revêtement protecteur un empilement de pierres taillées formant une paroi verticale la séparant de l’abside et provenant de l’ancien temple romain.
L’abside forme un « cul de four », un quart de sphère éclairé
par la lumière de trois fenêtres.
Au centre, on trouve l’autel, bloc de granit de 1.12m sur 1.23m pour une hauteur de 0.91m.
A gauche du cœur se trouve une statue en bois polychrome très ancienne de la Vierge Marie.
Adossé à la façade ouest, le clocher est une tour carrée d’environ 16m, percée au sommet de fenêtres géminées, romanes, très anciennes. Le toit La doyenne des cloches du département est installée dans le clocher église. Elle date de 1473, pèse 380 kg et sonne le LA #. Elle est dédiée à la Vierge Marie. En 1887, quatre siècles plus tard, trois « sœurs » sont venues combler sa solitude : une cloche de son FA3 de 900 kg, une de DO4 de 275 kg et une de FA4 de 110 kg. |
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En 1899, pour annoncer le 20ème siècle, de nouveau 3 cloches rejoignent notre beffroi : « Marie Louise » de LA3 de 450 kg, « Thérèse » de RE4 de 180 kg et « Caroline Françoise » de MI4 de 145 kg.
En 2000, afin de compléter le carillon, pour marquer le nouveau millénaire et fêter le jubilé chrétien, la commune et la paroisse se sont unies pour installer et accueillir une dernière compagne. Elle se nomme « La Thylonne » sonne la note SOL3 et pèse 640 kg.
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Son nom a une origine grecque : Mais il est aussi appelé Théodore du grec : |
Il fut évêque d’Octodure (ancien nom donné à Martigny) qui, à l’époque, était un carrefour routier plus important que Sion, et fût le premier évêque du Valais et de la Suisse.
Il fit construire la première église sur le tombeau de Saint Maurice – Centurion de la Légion Thébaine, martyr en 285 avec sa légion pour avoir refusé de prêter serment sur l’autel des dieux à l’empereur Dioclétien qui voulait les faire combattre les Bagaudes, coreligionnaires chrétiens.
Il serait mort en 391. Près de la cathédrale de Sion, une église affectée au culte en langue allemande lui est dédiée.
Il aurait introduit la vigne en Valais. De ce fait, il est toujours représenté avec une grappe de raisin ou un tonneau à la main.
Saint Théodule est fêté le 16 août.
De nombreux travaux d’aménagement intérieur et extérieur, ont permis de mettre davantage en valeur ce patrimoine architectural et historique en valeur.
L’édifice, qui faisait office de rond-point entre des voies de circulation à trafic important, a été revalorisé par la création d’un imposant parvis devant l’entrée et d’un parc public de plus d’un hectare d’espaces verts et de promenade.
On y découvre une véritable harmonie entre l’espace minéral (dallages du parvis, contours des massifs…) et l’espace minéral (450 rosiers arbustes roses, rouges et blancs, 50 rosiers tiges, des pins sylvestres, des prunus, des cèdres, des buxus boule, un séquoia…).

La beauté architecturale a été revalorisée grâce à l’application d’un nouvel enduit extérieur de couleur beige foncé.
Quant à l’intérieur, les murs ont été peints en beige, légèrement jaune et le plafond en bleu clair avec des poutres grises claires afin de donner un maximum de luminosité à l’église.
Quant à l’abside, une légère couleur bleu ciel, identique au plafond lui confère un éclat de « résurrection ».
Afin de remédier au manque de lumière dans le bâtiment et pour redonner au lieu une ambiance propice à la spiritualité, une étude a été réalisée par un cabinet spécialisé dans les travaux d’éclairage de monuments historiques.